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Massacrer l'Odyssée pour les 6e


Le cauchemar du mulot
Jeudi 20 mai 2010 4 20 /05 /Mai /2010 06:09

Oui.

Depuis hier.

Jusqu'à lundi.

Ca fera (attendez...) 6 jours de célibat avec enfant. Mère célibataire quoi.

Bon ok.

Mère enceinte célibataire.

C'est pas la fête de la sloggi non plus, surtout que si j'en trouve une, de sloggi, elle a intérêt à avoir été taillée dans un parachute.

Du coup, cette nuit, j'ai rêvé que Gorille me quittait.

Notez que je suis pas malheureuse, du moins dans la vraie vie. Hier, j'ai abattu un taff de folie, la maison sans mec et sans chien est nickel, j'ai même trié mes fringues.

Un truc de fou.

Comme si soudain, je ne pouvais plus compter que sur moi-même... Seule constante dans ce chaos, je me suis endormie devant V (je ne verrai donc jamais un épisode en entier?)

Bref.

Donc cette nuit j'ai fait un rêve très réaliste. Gorille me quittait. pour une autre C'était d'autant réaliste que je l'ai déjà vécu, il y a...pfff...des sloggis de ça.

Oui, je sais, c'est difficile à croire mais j'ai déjà été larguée pour une autre. Je me souviens de l'annonce, j'avais flairé le truc. Mais ça, ce n'était rien. Mon cerveau a tout retenu et tout insufflé dans mon rêve.

Le moment d'intense liberté.

Le moment de léthargie.

Et le petit matin où on se réveille, l'esprit en béton vide.

Juste avant le cauchemar.

 

Bref, ce rêve était terrible. Ca m'apprendra à créer des personnages de roman largués avec des gosses et qui se lamentent pendant quatre chapitres.

 

Du coup, ce matin en me levant, déjà que je ne me sentais pas super glam' ces derniers temps (obèse, enceinte, vieille, et en plus j'ai une coupe de cul)

(pour ceux qui auraient un doute, je n'ai pas fait faire une coupe à mon cul., ce qui détonnerait  encore un certain souci de plaire.  "Avoir une coupe de cul" ça veut dire être mal coiffée)

Donc j'en étais au stade où je me demandais pourquoi j'infligeais ça à Gorille. J'étais même à deux doigts de l'inscrire directement sur meetic pour chercher ma remplaçante.

Celle dont, dis-je souvent en riant, suite à une réflexion de mes chers beau-parents qui adorent répéter à tout le monde que ce qu'on réussit le mieux chez eux, ce sont les seconds mariages, celle dont je ne suis que le "brouillon".

Seulement, ce matin, je ne me sentais justement que le brouillon de la vraie femme de Gorille.

Un truc flou et mal ajusté.Gribouillé.

Et là, pour la première fois depuis très longtemps, je me suis souvenue comme c'était fragile, un couple. Assez fragile pour exploser à la première prise de conscience. Ca doit être pour ça qu'on est tentés de s'y enfermer, de se mettre des oeillères.

La vérité, en amour, est terrifiante.

Et je me suis demandé à quoi tenait mon couple avec Gorille.

Il est évident que nous sommes des constructeurs. Des genres de castor de la relation amoureuse (sans les dents ni la queue plate). Il est évident aussi que nous sommes incapables de nous poser sur nos fesses et profiter. Chaque année, nous trouvons un nouveau challenge. Cette année par exemple, j'étais relativement peinarde, je n'avais plus qu'à valider ma titularisation, Gorille bossait tranquillou, après l'année de mon bouquin et mon concours... Et hop... Deuxième enfant, reprise d'études pour Gorille (qui a bien le droit, à son tour, de penser à lui).

 

Mais le reste?

 

Le quotidien est chiant, oui. Mais tout le monde sait que je suis une allergique du quotidien et que Gorille adore en parler et faire des histoires autour (mon dieu! Si la machine faisait du bruit, c'est parce qu'il  y avait un caillou dedans! Probablement ramené du square par la Malé - jamais à cours d'idée pour nous nuire, celle-là - ou par sa mère qui à biiiiiiiip ans ramasse toujours les cailloux qu'elle trouve jolis et ne veut pas les jeter à la poubelle "parce que ce n'est pas leur destin de cailloux")

Le quotidien, c'est la mort mais c'est aussi ce qui construit.

Si quelqu'un connait la méthode pour trouver le bon équilibre, je prends.

 

Et tout le reste?

 

Nan, je ne vais pas vous parler de notre vie sexuelle mais ça va bien, merci.

 

J'avoue que je n'en ai aucune idée, pour le reste.

J'ai parfois le sentiment que ça ne se joue même pas entre Gorille et moi mais entre moi et moi.

 

Quand j'étais petite, je l'avoue, je voulais être célibataire. Je voulais des amis et des amants, et puis être reporter ou écrivain.

C'était un rêve de vrai conformiste, ce que je suis  et que j'ai toujours été.

Je voulais être libre et vivre des aventures incroyables, retrouver au port des attaches solides et puis m'amuser.

Allez savoir pourquoi je suis tombée raide amoureuse du type le plus ancré de la terre, le plus enraciné, le plus droit et le plus fiable. Un chêne, en somme.

Allez savoir pourquoi j'ai tout accepté, alors que je ne voulais plus rien, surtout plus rien et encore moins d'amour: l'appartement, le mariage, les enfants, la belle-famille (qui est gentille mais qui fait chier, voyez-vous? On devrait interdire le concept de belle-famille. Les enfants qui voudraient trahir...pardon...se marier n'auraient qu'à renier leur famille et partir vivre dans une tribu inconnue avec leur nouvelle acquisition. Je suis sûre que de telles moeurs existent. Tout existe. Notez que je refuse de toute façon de vivre dans une  tribu, moi qui trouve déjà que le camping en total Lafuma, c'est roots...)

 

Il faut que je me penche sérieusement sur la question.

 

En attendant, je dois aller préparer le pique-nique de la Malé qui part en sortie scolaire. Comme je suis une mauvaise mère pas très inventive, je vais lui refourguer un sandwich pour la deuxième fois de sa vie.

La première, c'était pour le même motif en septembre (il y a donc 8 mois) et la Malé continue de me dire parfois, avec un air dramatique: "Maman, l'autre fois, tu m'as fait un sandwich et je n'ai pas aimé!" (ton de l'enfant qui se retient de vomir sur les chaussures de sa mère, par pure bonté).

Tant pis, elle mangera des chips.

Faut apprendre à se serrer la ceinture, quand on fait partie d'une famille monoparentale.

Par Le Cauchemar du Mulot - Publié dans : A cucul's touch
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Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /Mai /2010 22:27

Ca fait un moment que je recule à l’idée de me lancer dans un sujet forcément polémique sur ce blog mais, comme d’habitude, l’art et la manière n’étant pas mon fort, il faut bien que je m’y mette, tranquillement et à l’écrit.

La polémique Badinter s’est un peu calmée sur les ondes et son livre La mère et la femme – le conflit trône dans le top 3 des ventes d’essais de ces derniers mois.

Allez savoir pourquoi…

Peut-être parce que son livre, au milieu de tous les manifestes sur l’éducation des enfants, propose non pas une nouvelle méthode éducative mais bien de recentrer le débat sur celle qui obsède tous les pédo-psys de la terre : la mère. Et de ne pas oublier qu’une mère est avant tout une femme.

Parce que si, on l’oublie. Je me souviens avec agacement des réflexions de certains potes, dénués de méchanceté, qui m’appelaient « maman » à la naissance de la Malé, jusqu’au jour où je leur ai demandé si j’avais l’air d’être leur mère. (Et je n’évoquerai pas le trop fameux « on ne baise pas une maman » lancé par un pote qui, lui, était sérieux, et qui, je vous rassure, ne parlait pas de moi. A l’époque, je n’avais pas la Malé et j’étais déjà indignée– Hervé saura de quoi je parle, il était là.)

Je ne vais pas vous affirmer ici ce que veut dire –- ou pas – être mère, ni vous expliquer comme on le devient, ni remettre en cause l’instint maternel que Badinter a décrié en s’attirant les foudres, déjà à l’époque, des professionnels et du public concerné, et aussi d’un Bettelheim plus mesuré et humain.

Je peux simplement vous dire que j’ai compris, je pense, et aimé, j’en suis sûre, son discours.

Badinter ne remet en cause aucun des choix éducatifs des uns et des autres. Bien au contraire, elle prône la liberté de choix.

Ca parait un peu dingue, de prôner la liberté de choix dans l’éducation, alors que c’est la chose la plus personnelle qui existe. Mais c’est utile. Pourquoi ?

A cause de la mode. Mais pas que.

La mode actuelle est au naturalisme. Le nourrisson, après avoir vécu in utero de façon idyllique, nourri in utero de poulet et de légumes bio – pas de gras, d’alcool, de tabac, de fromage, de foie gras, le tout en tolérance zéro -, vient au monde dans un univers violent et hostile.

Jusque là, rien de nouveau.

Selon le naturalisme, le rôle de la mère est de revenir aux sources. L’enfant, langé dans ses couches lavables, de préférence, nourri au sein, porté en écharpe à l’africaine, ne devra connaître aucune frustration, aucun détachement, aucun éloignement de sa mère, le tout pendant au moins deux ans, durant lesquels il dormira dans le lit parental.

Je caricature, mais à peine.

Soit.

Je ne remettrai pas en cause ici ces méthodes, bien que j’ai un doute sur le bien-fondé d’une éducation pareille dans un monde où les enfants sont envoyés en collectivité à trois ans et jaugés selon leurs performances et où la précocité est officiellement un but en soi pour la plupart des parents (il suffit d’aller dans n’importe quel magasin de jouets pour s’en rendre compte et se retrouver assailli par tous les jeux éducatifs qui permettront à notre progéniture d’apprendre à lire et écrire plus vite, alors qu’ils sortent à peine de leur état de larve attachée au sein).

 

Il y a une autre donnée à prendre en compte, et une des plus importantes : le pouvoir. Certaines femmes ont compris quel était le pouvoir de la mère et quel ascendant elles pourraient avoir sur les jeunes femmes enceintes, inquiètes, parfois même tétanisées par leurs propres actes et la façon dont leur corps change. Ca existe depuis la nuit des temps. Ces femmes-là, pour lesquelles j’ai du mal à garder de la sympathie, sont celles qui vont conseiller, éduquer, guider, materner les futures mères, avec tout l’aplomb de « celles qui savent » et en utilisant le pire des arguments : si tu ne fais pas ce que je te dis, tu seras une mauvaise mère et ton enfant souffrira.

Bon, là, j’avoue que ma personnalité, mon éducation et mes principes prennent le dessus. Je crois au travail des femmes, à la liberté des femmes et à leur pouvoir décisionnel.

Et j’ai un vrai problème avec le pouvoir.

J’ai horreur du pouvoir car j’aurais tendance, si on m’en donnait, vraiment, d’en user et d’en abuser. D’être un tyran.

Et puis j’ai horreur du petit pouvoir, celui qu’on a dans sa cuisine de 10m2 ou sur son mec, ou sur ses gosses.

Si vous voulez que j’aie du pouvoir, donnez-moi Rome, ou laissez-moi finir mon livre tranquille.

 

Comme Badinter, je défends l’indépendance féminine. Masculine aussi mais la question se pose moins.

Comme elle, je pense que cette mode du naturalisme est une régression car elle maintient la femme à la maison, jouet du nouveau tyran de sa vie, l’enfant et dans l’illusion d’un pouvoir mesquin sur son frigo ou le slip de leur mari (s’il en veut un propre et s’il veut pouvoir l’enlever de temps en temps, il a intérêt à filer droit).

Je crois que les femmes doivent participer à la vie de la collectivité, également, au titre même d’individus.

 

Maintenant, je crois aussi à la liberté de choix. Si j’ai aimé le livre de Badinter, c’est qu’elle n’est pas contre l’allaitement ou le cododo (moi non plus) mais qu’elle dénonce les groupuscules qui sont derrière tout ça (la lechte ligue, ligue catholique limite-limite qui prône l’allaitement et le tout naturel).

En outre, je dénonce aussi le fait qu’on en vient à des contre-vérités médicales (l’allaitement protège de tout, il ne faut pas donner de médicaments ou vacciner nos enfants….etc…) dangereuses.

En résumé, je dénonce l’intégrisme, pas le principe.

 

Je dénonce les intégristes, les je-sais-tout, celles ou ceux qui viennent annoncer mille souffrances aux jeunes mères et à leurs enfants si les dogmes ne sont pas suivis.

 

Et il faut bien avouer que ce sont tous des naturalistes.

Je n’ai jamais entendu une jeune maman essayer de convaincre sa voisine de square du bien-fondé de l’utilisation du biberon, ni de la couche jetable. Je n’ai jamais entendu parler de groupes de parole de pro-biberons ou pro-couches jetables ou pro-petits pots.

Et je pense que ce n’est pas par culpabilité.

Je pense que c’est simplement parce qu’elles pensent comme moi : oui, je fais ce qui est bien pour mon bébé, mais aussi pour mon mec, pour moi, et pour ceux qui m’entourent.

Et non, mon enfant n’est pas ma seule préoccupation au monde.

Mais là, vous le savez, on touche à la rétrograde et sacro-sainte image de la mère. La mère absolue qui ne vit que depuis qu’elle l’est… La mère qui SAIT. La mère qui S’INQUIETE et donc qui SOUFFRE.

 

Ce qui est dramatique, voyez-vous, c’est qu’à une époque où on maîtrise son corps, sa contraception, où être mère est un choix dans la plupart des cas, ça devient aussi une religion et parfois une prison.

Et cette prison, ce sont ces femmes elles-mêmes qui l’ont construite.

Bravo, mes sœurs, vous n’avez même pas eu besoin des hommes, sur ce coup-là !

Votre orgueil vous a suffi. Oui, parce qu’il y a de l’orgueil à vouloir tout diriger, à vouloir être la meilleure mère possible (jusqu’à l’étouffement), à se sacrifier pour un enfant qu’on a voulu. Il y a un grand plaisir dans cette forme de contrôle.

Moi, la question est : que ferez-vous de vos filles ? Quelle image leur donnez-vous de l’être humain ? Un être dépendant d’un autre, sans autre préoccupation que le quotidien et le soin ? Sans autre préoccupation que les siens ? Voire que ses seins ? (oui je l’ai faite, fallait bien que je la fasse avant la fin non ?).

 

Moi je dis, à la mort de Badinter, on va être dans la merde. Parce que je me reconnais moyen dans un groupe qui s’appelle « ni pute ni soumise » ou dans les « chiennes de garde ». Les putes, les chiennes, tout ça… Pas mon truc.

 

En attendant, au lieu de me lire, remettez vous à votre lavage de couches à la maison, vos tire-laits et vos purées bio.

Avec un peu de chance et surtout si vous êtes en période d'ovulation, ce soir, ce sera la fiesta dans la sloggi.

Good girls !

 

 

Par Le Cauchemar du Mulot - Publié dans : Livres
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Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 18:09
Et oui, c'est (encore) dimanche.
J'ai un boulot de folie. C'est dimanche quoi!
La tonne de copies qui m'attend est urgente (pour ma santé mentale et celle des élèves), et puis j'ai un chapitre à terminer avant d'envoyer ma première partie de roman à mon éditrice et à... non là je peux pas le dire... un truc de fou... si vous saviez qui va lire mon manuscrit... nan, c'est pas Marc Levy (pauvre lapin! j'ai fait des phrases complexes!)... c'est juste... bon bref, c'est quelqu'un qui compte pour moi... qui compte tout court d'ailleurs...
Bref, j'ai du taff.
Et qu'est-ce que je fais, au lieu de bosser, un dimanche, après avoir voté pour la droite (je déconne) et avoir passé la mâtinée à jouer à la WII avec Gorille et la Choucroute (qui est nul à Mario Kart)?
Je traine sur le site des copains d'avant.
Vous savez... Ce site censé réunir tous les potes de maternelle/collège/promo de la terre.
J'y suis inscrite depuis un moment mais là, je sais pas. Envie de mater de vieilles photos, peut-être. Ou un grand élan de suicide dominical.
C'est assez marrant... Y a plein de noms que j'ai reconnus sans pouvoir dire exactement qui était derrière. Sans doute des gens qui étaient dans ma classe et dont j'ai entendu, 6 fois par jour, le nom et le prénom au moment de l'appel, sans jamais leur adresser la parole.
Et puis des gens que j'aimais pas. Les têtes de cons du coin (et dieu sait qu'il y en avait à Fontainebleau, le Derry d'Île de France)
(Pour les incultes, Derry, c'est la ville maudite de tous les romans de King)
(Celle de Marc Levy, ce serait plutôt Blois, parce qu'il croit qu'il a enfin trouvé une faute d'orthographe et que personne le croye...)

Bref.

Il manque des noms aussi.  Des profs morts. Une fille qui était dans ma classe tout le collège, tellement discrète que je ne lui ai jamais vraiment adressé la parole et tellement discrète qu'elle a fini par se tirer une balle dans la tête après avoir eu son bac. Personne ne m'a jamais dit pourquoi et peu importe.

Et puis il y a des noms très connus, de gens que je ne reverrais pour rien au monde mais qui, à l'époque, étaient plutôt des potes, du moins des gens à qui je parlais tous les jours.
Et ça c'est rigolo.
La pétasse du lycée est restée une pétasse, bronzée, filiforme, bossant dans la pub. La copine un peu beauf a trois gosses et un mari qui pose en survête sur un canapé Casto. Le gentil mec un peu sportif affiche la photo de ses gosses - sa fierté. Le rigolo du primaire est toujours rigolo, ça se voit.
Certains ont des taffs marrants: dresseuse d'animaux pour le cinéma, coach sportif.
D'autres, la plupart, des taffs à la con dans le marketing, l'administration, l'éducation nationale, comme moi.
Certains balancent leur réussite: photo soleil, piscine, chemise blanche, paupière tombante.

J'ai échangé des messages avec certains, mais essentiellement avec mon pote Jean-Louis, avec qui j'étais au primaire et au collège et qui est drôle à mourir, un vrai chouette mec. On se promet de se revoir tous les ans. On fait autre chose. Mais à chaque message, je me marre et je me souviens. C'était le fils des gardiens de la bibliothèque. Déjà ça, c'était la classe. Il avait la bibliothèque pour lui tout seul.

D'autres messages ont été envoyés, reçus. Pour la plupart, du neutre.
Un chouette, de la part d'un voisin qu'on aimait, à la maison, et qui venait se réfugier le matin chez nous, parce que son père le frappait et que sa mère ne pouvait plus prendre les coups à sa place, abattue par un cancer, finalement. Un autre d'un autre chouette gamin que j'aimais bien. Une copine de seconde, sobre, nette, sans chichi, contente d'avoir deux fils et un mec clean, sans plus.

C'est marrant, ce site, quand même mais je ne peux pas m'empêcher de me dire que c'est une mauvaise idée. La plupart des copains d'avant étaient à peine des copains et nous n'avons plus rien à nous dire.

Une fois étalé le CV, il ne reste plus rien, plus de souvenirs, en fait. Ou du moins on s'en fout. On n'a pas vieilli à ce point.
Pourtant, parfois, il y a même tellement de rancoeur, tellement de hargne à prouver qu'on s'en est sorti que ça laisse une trainée bizarre, comme dans un vieux slip au fond d'une maison de retraite.

Enfin, pour finir sur une note plus positive (demain, c'est lundi), j'ai un message perso pour Sandrine F. (dont je ne me souviens pas) et qui a mis en ligne une photo de classe de 3eme où je suis obèse en imper Burberry.

Ma grande, si je te retrouve, je te pète les dents.

Bonne fin de dimanche.

Par Le Cauchemar du Mulot - Publié dans : Oeuf coque ou suicide?
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 11:15
Oui, je sais, tout le monde a un problème avec sa mère. Rien de nouveau sous le soleil ni même derrière.
Mais voyez-vous, le problème avec ma mère, c'est que nous sommes foncièrement différentes et que nous devrions accepter l'idée (surtout elle) que nous ne nous comprendrons jamais.
Par exemple, il ne faut JAMAIS dire à ma mère que je suis un auteur de fantasy, sauf si vous avez décidé de souffrir pendant plusieurs heures. Ma mère déteste la fantasy, la science fiction, tout ce qui, selon elle, n'implique pas dans le monde qui nous entoure. Elle n'a jamais cependant cherché à savoir si la science-fiction, par exemple, parlait de notre monde (en dehors des programmes de français qu'elle a bien dû suivre pendant sa carrière de prof). Et elle aime Neil Gaiman. Mais Neil Gaiman "ce n'est pas de la fantasy! C'est bien AU-DELA" (...)
[note: ne me faites pas chier dans les commentaires pour savoir si Gaiman fait du fantastique ou de la fantasy, hein. Quand ma mère dit "j'aime cet auteur" et que c'est Neil Gaiman, vous pensez bien que je DIS que c'est de la fantasy, juste pour l'emmerder.]
[note 2: j'ai réussi à placer chier et emmerder dans le même paragraphe. J'ai gagné au moins mille points de provoc, là, si ma mère lit en screud ce blog - comme elle l'a fait avec l'autre jusqu'au jour où elle m'a passé une soufflante monstrueuse parce que j'avais employé le mot cancéreuse et où j'ai dû lui expliquer que 1) c'était une vanne de Desproges 2) j'avais passé l'âge qu'on lise mon journal intime en cachette et qu'on me le rebalance dans la gueule quand on avait un autre grief en cours. Maintenant que j'ai changé d'adresse de blog, elle me la réclame et elle peut - désolée, malgré tout le respect que j'ai - se brosser pour que je lui file. Maintenant, si par un miracle de la technologie, elle est arrivée jusque-là, tant pis pour elle :maman, je t'aime mais tu m'emmerdes.]
J'en étais où?
Ah oui ma mè-reuh.
Oui alors aussi, ma mère a une spécialié assez délirante: elle n'a absolument aucune conscience de la vie que je mène. Bien sûr, elle reconnait -surtout auprès des autres - que je bosse comme une dingue mais à côté de ça, régulièrement, elle me prend la tête avec des bêtises: pourquoi ne mets-tu pas plus de photos de ma petite fille sur son album? Ce serait bien que tu mettes de plantes sur ton balcon! Tu sais, moi, quand j'ai repris mes études (soupir), je faisais de la cuisine le dimanche et je congelais tout pour la semaine.
Alors dans l'ordre.
"Pourquoi ne mets-tu pas plus de photos de ma petite fille sur son album?" Le prob, c'est que ce n'est pas UNE fois mais en boucle. Et qu'après quatre "maman je n'ai vraiment pas le temps en ce moment" et deux tentatives de chantage affectif de sa part (si je l'écoute, elle passe sa misérable vie derrière son ordinateur à guetter des photos de l'enfant qu'elle ME GARDE QUAND MÊME TRES SOUVENT DES QUE JE LE DEMANDE CE QUI FAIT D'ELLE UNE GRAND-MERE EXEMPLAIRE, MEME NICOLE LE DIT D'AILLEURS), elle me raccroche au nez parce que je dis d'un ton sec "maman, j'ai deux métiers, une fille en bas âge, je suis en pleine année de validation et NON, je n'ai même pas le temps de prendre des photos."
"Ce serait bien que tu mettes des plantes sur ton balcon." Attendez, je vais le dire une centième fois. Prêts? Je HAIS les jardinières de fleurs. Je vomis les balcons fleuris. Je déteste les géraniums et les jonquilles et NON je ne planterai pas d'herbes aromatiques nourries à la pollution. Je ne VEUX PAS de plantes. Je n'ai même pas le temps de faire correctement l'amour avec mon mec, je ne veux PAS arroser des putaaaaaaaaaaaains de crocus!
"Tu sais, moi, quand j'ai repris mes études (soupir), je faisais de la cuisine le dimanche et je congelais tout pour la semaine." Et bien moi, avec le rythme que j'ai, et les efforts d'organisation que je fournis CONTRE mon caractère, pour que personne ne meure de faim ou de froid sous mon toit, si je dois passer mon dimanche à congeler des courgettes, c'est simple, je meurs. Clair? Je meurs.
Je-ne-veux-pas-de-cette-vie, ok? Et personne, surtout pas ma mère, ne va réussir à me convaincre que faire les courses, la bouffe, réfléchir aux menus, ranger le linge, repasser des nappes sont des activités ultra épanouissantes.
Non parce que vous savez le plus dingue? Le fond du conflit?
Ma mère m'a montré toute sa vie l'image d'une femme travaillant par plaisir et  non nécessité, une femme indépendante et libre, avec évidemment toute l'ambiguité de ces femmes nées pendant la 2nde guerre mondiale (non, ma mère n'est pas la fille d'un boche, détendez-vous immédiatement... donc non, elle ne porte pas la culpabilité et la honte sur ses frèles épaules, je vous assure...).
Et vous savez quels sont les modèles qu'elle me colle sous le nez d'un air rageur, depuis quelques années? Qui sont ses nouvelles copines, jeunes (ma mère ayant de l'esprit et de l'humour, elle attire les jeunes)? Celles dont elle me dit "elle a bien réussi, elle!" ou "tu vois, on peut dire ce qu'on veut de Nini (on va l'appeler Nini, ça me fait plaize), mais elle a su utiliser ses qualités - et elle en avait bien peu, la pauvre"? (Je caricature à peine).
Des femmes au foyer.
Des gourdasses de première en plus.
D'abord, il y a Nini, la fille de substitution de ma mère, fille biologique de sa meilleure amie. Nini, en fait, c'est juste devenu mon cauchemar.
Nini ne travaille pas, déjà. Elle est trop occupée à téléphoner à ses copines en arpentant sa grande baraque, pieds nus dans ses ballerines, tout en secouant ses cheveux blonds-teints-effilés. De temps en temps, Nini doit faire un pas de côté pour éviter les valises/ jouets/cartons qui jonchent son salon, parce que Nini a beau être une femme au foyer, elle va pas non plus se baisser, alors qu'elle le fait déjà trois fois par semaine pendant sa séance d'abdos.
Nini n'a pas de culture. De temps en temps, elle sort, pourtant. Elle prend les clés de sa petite berline, qu'elle fait cliqueter contre son poignet cerclé d'or, et elle va au Centre commercial. Là, elle cherche les bonnes affaires, parce que ce n'est pas parce que le mec de Nini gagne beaucoup d'argent qu'elle va tout claquer comme ça en fringues.
Après, Nini rentre chez elle. Ma mère assure que Nini est une bonne mère, un jour sur deux. La preuve elle amène ses gosses à toutes sortes d'activités.
Sauf la dernière qui a l'âge de la mienne. La dernière fille de Nini n'a pas d'activité. Déjà, Nini ne l'a sortie de son transat ou de son lit qu'à un an. Parce que le truc de Nini, ce n'est pas trop l'éveil de ses gosses. C'est plutôt d'appeler ses copines.
C'est pas non plus la bouffe, le truc de Nini, je vous rassure. Elle a horreur de faire la cuisine (sûrement parce qu'il faut ses deux mains et qu'on ne peut pas téléphoner tout le temps).
Et puis Nini récemment en a voulu à son mec: son boulot l'a obligé à partir vivre en Guadeloupe pendant trois ans, alors qu'elle prenait à peine ses marques dans sa grande maison de Seine et Marne.
En résumé, Nini n'a pas une vie facile: elle ne travaille pas, ne fait pas la cuisine, ne range pas sa maison, ne se cultive pas, ne sort pas (sauf pour aller à Carrouf) et on l'oblige à vivre en Guadeloupe dans une maison avec piscine et femme de ménage.
Et ma mère me dit "En voilà une qui a bien su mener sa barque!".

Et puis il y a Vivi la meilleure amie de Nini (je sais, c'est humiliant, ces surnoms, mais moi j'aime bien). Vivi ne travaille pas non plus (elle a eu trois enfants, comme Nini, c'est le bon chiffre quand on veut faire un minimum famille bourgeoise ou que le dernier entre à l'école et qu'il faut bien trouver un autre truc à faire pour éviter de bosser). Selon ma mère, elle avait une galeeeeriiie. Vivi a préféré laisser tomber sa brillante carrière pour s'occuper de ses enfants (Vivi est une conne, vous suivez?). Et à chaque fois que ma mère en parle, c'est pour dire "c'est une excellente mère, ses enfants ont des chambres adorablement décorées" (note: si tu vas chez ikéa, tu crains, comme mama), "elle est vraiment adorable, elle prête sa voiture à la jeune fille au pair". Moi, j'ai vu une fois Vivi, je suis morte d'ennui.

Mais le pire dans l'histoire, c'est que depuis trois ans, non seulement ma mère s'en sert comme armes contre moi ("Nini me disait encore l'autre jour comme elle aurait aimé avoir une mère comme moi" "Les enfants de Nini pensent que je suis une excellente grand-mère" "Tu vas rester habillée comme ça alors que Nini va passer?!") mais en plus elle me reproche ma grossièreté et ma sauvagerie.
Et vous savez pourquoi? Parce que très poliment, je refuse d'être amie avec Nini. Je veux bien que nos gosses se fréquentent, me faire offrir un café à l'occasion, envoyer une carte de voeux mais je refuse d'être copine avec, malgré l'insistance infantilisante de ma mère. Qui me le reproche depuis.
Sans comprendre que je n'ai rien contre Nini mais que... euh? Comment être amie avec elle? Est-ce que je vais devoir passer deux heures au téléphone par jour, alors que j'arrive à peine à trouver le temps d'appeler la Grem pour dire du mal? Et puis est-ce que je dois, à biiiiiiiiiiiip ans, fréquenter une fois de plus les enfants des amies de ma mère?
Et comment je vais faire, moi, dans cette histoire, vu que je n'ai pas les cheveux teints, que je mets des chaussettes dans mes converse (sinon on pue du peton), que je bosse deux fois, dont une avec passion (je vous rassure, je parle pas de mon boulot de prof), que j'ai une fille de trois ans et demi dont je m'occupe un minimum, une femme de ménage (SAINTE FEMME) trois heures par semaine, que j'aime faire la bouffe quand même et que je range mon appart tous les jours? Je vais lui dire quoi à Nini?
J'ai essayé une fois d'avoir une discussion fille avec elle. D'abord, elle a dit du mal de sa mère et moi je ne pouvais pas, parce que ma mère est SA mère de substitution chérie qu'elle adule (et que moi, je n'interfère pas dans l'entourage de ma mère mais bon passons...). Après, elle s'est plainte de son mec blindé de thunasse qui rentrait tard. Ben oui je compatis. Mais que dire? Que j'ai un Gorille certes parfois très chiant mais qui rentre tôt, change les couches, fait la vaisselle, sort le chien et que jusque-là (j'y reviendrai) c'était décidé ainsi?
Ben non.
Depuis, j'ai affirmé que non, je ne pourrai pas être amie, vraiment amie avec Nini.
Et ma mère ne comprend pas. C'est vrai, quoi, elle est tellement chouette, Nini. Elle a le coeur sur la main (elle)!
Ben pas moi. Et puis je ne donne à personne le droit de me faire des cadeaux/être gentil/ être généreux contre mon gré, quand je sais que je serai incapable de faire la même chose, parce que oui, je suis une (putain de) facho de l'amitié, que j'aime peu mais j'aime fort, que je me fous de ce qu'on me donne, que je ne donne jamais assez de toute façon et que je choisis mes amis avec délectation mais parcimonie.
Alors maman, si tu lis ce blog (et j'espère que tu as honte) sache deux trois petites choses sur moi: j'ai horreur du jardinage sur balcon, je bosse comme une folle et j'en suis très heureuse, Gorille ne compte pas devenir Directeur en Berline et sauter sa secrétaire, j'aime bien mon appartement fonctionnel sans cachet, ma fille n'est pas anémiée, j'écris de la fantasy et du fantastique et j'adore ça et mes amis sont capables d'analyser la psychologie de Bll Adama pendant deux heures ET de parler politique juste après, mes copines en général des filles de bonne famille qui se paient le luxe de se foutre du milieu social et bizarrement, elles sont pratiquement toutes brunes (sauf la Chereau mais chez elle, c'est la couleur du vice, tout le monde sait ça...), aucune ne tripe sur SIA et n'a "su" bien mener sa barque et hier, parce qu'il ne m'écoutait pas, j'ai toqué sur la bite de mon meilleur pote en pensant que c'était sa cuisse (oui tous mes potes ont des sexes énormes, que voulez-vous...) et ça nous a fait hurler de rire (Gorille, beaucoup moins. J'ai pas fait exprès, je te jure).

Et tout bien réfléchi, je veux bien de tes conseils pour la blanquette de veau, que tu me montres comment faire une leçon de grammaire, que tu donnes ton avis sur la politique internationale et que tu me racontes à quel point les gens sont ridicules mais pitié, je t'en supplie, je t'en prie, s'il te plait maman, surtout, quoi qu'il arrive et ce jusqu'à la mort de l'une d'entre nous, si tu m'aimes, ne cherche pas à me comprendre.



Par Le Cauchemar du Mulot - Publié dans : Oeuf coque ou suicide?
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 07:23
Il y a quelque chose de terrible dans le fait de réussir sa vie.
Je parle de vraiment réussir sa vie, pas de ses petites satisfactions habituelles qui consistent à esquisser un sourire parce qu'on a un joli salon, la robe de la bonne couleur ou que son mec, comme le mien, a over-assuré en gratin dauphinois pour son anniversaire (on va dire, juste en gratin, parce qu'il n'y a pas de gruyère dans le dauphinois. Forgive him, he's just a man...)
Je peux vous le dire, au-delà du gratin dauphinois, je réussis ma vie. Ce n'est pas arrivé comme ça mais c'était étonnant, comme bonheur.
Et puis, bon, comme il est tôt et que personne ne m'a apporté de thé, je peux aussi vous dire la vérité: je pensais ça plus joyeux, comme concept, le bonheur.
Qu'on se mette d'accord encore une fois, réussir ma vie est une notion des plus personnelles qui est contenue dans deux phrases: "je suis écrivain" et "j'ai fait ce miracle".
Je suis écrivain. Ne croyez pas que j'en tire de l'orgueil. C'est au-delà de ça. Depuis vingt ans, je vous l'avoue, j'avais cru qu'aucun rêve ne se réalisait, sauf sur la 6 (et encore, certains après-midis, on a juste droit au cancer). C'était mon rêve, pas seulement de petite fille, et aussi ma conviction profonde. C'est ainsi que les choses devaient être et je continue à m'en émerveiller.
Et puis j'ai fait ce miracle. La Malédiction. Cette adorable petite extension de nous qui a sa propre personnalité, son propre talent, et les cheveux bouclés que je voulais pour ma fille. Et ce qui est dingue, en plus, c'est que je l'ai faite avec l'homme que j'aime, que j'étranglerais un jour sur deux mais qui me ferait accepter de perdre tout ce que nous avons construit, pour peu qu'il continue à avoir de grands cils (comme quoi, la taille, finalement hein...). Ce miracle, nous l'avons eu ensemble et même si le dit miracle chantait hier une très jolie ritournelle à base de "papa dans l'eau, il est mort, il est mort", nous en sommes encore tout chamboulés.
Je devrais être comblée, ravie. Mais ce n'est pas dans ma nature, et certainement pas dans mon histoire.
Je dirais même, là, quasi à l'aube, encore jetée du lit par un cauchemar: ce n'est pas ça qui va effacer dix ans de ma vie ou même vingt ans. C'est même pire.
Voyez-vous, on s'accommode à n'être personne. Les petites humiliations anodines, on les prend comme ça, c'est devenu habituel. Pourquoi on se vexerait? C'est vrai qu'on est personne.
Ce n'est pas qu'on devienne quelqu'un en réussisant, pas plus, non. Mais soudain, il y a cette énergie incroyablement positive qui envahit tout.
Moi, depuis que je réussis ma vie, je suis réveillée par le passé. Soudain, j'ai regardé autour de moi avec des yeux neufs. Ma myopie s'est estompée, mes grosses lunettes sont tombées, je crois même que j'en ai avalé mon appareil dentaire invisible, celui qui me collait à la machoire depuis vingt ans.
Depuis que j'ai réussi ma vie, je regarde cette petite grosse de quatorze ans qu'on avait le droit de maltraiter parce qu'elle était hypersensible, jusque dans sa famille. Ca va, c'était pas Dachau, hein. Mais c'est resté, comme une écharde, entre ma soeur et moi, entre ma mère et moi, quoi qu'elles disent maintenant et quoi qu'elles fassent, comme nier la vérité, comme me dire que la réussite, décidément, ça ne me réussit pas.
Je regarde donc cette petite grosse et j'ai envie de la protéger alors que c'est moi que je devrais protéger de tout, avec le temps.
Tout ça pour vous dire que je n'ai rien de rigolo à raconter, sauf que la Malédiction a demandé à son père pourquoi il avait de gros seins et que toute la famille est au régime depuis.
Par Le Cauchemar du Mulot - Publié dans : Oeuf coque ou suicide?
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